Bonjour à tous,
C'est difficile parfois de résumer toute une situation, mais bon... Suite à ma décision de me consacrer à ce qui me faisait me sentir vivante à l'intérieur (en l'occurrence me remettre à l'écriture et écrire le livre suivant) sans considérations extérieures (genre: c'est pas raisonnable, qu'est-ce qui va payer le loyer et le reste pendant ce temps...), je me suis rendue compte que dans un coin de ma tête, j'étais déjà partie sur les routes comme une SDF, disons, que je préparais déjà les cartons en attendant de trouver un endroit pour stocker nos affaires (par exemple, quand je traversais de la cuisine au salon en passant devant la bibliothèque, hop, dans ma tête, alors que j'étais tout à fait occupée à autre chose, une petite voix dans un coin s'était mise à penser: bon, alors, les livres, à l'horizontale ou à la verticale, dans les cartons?...) Du côté de mon père, mes 2 grand-parents ont fui (enfants, avec leurs parents) les pogroms des années1920 en Pologne, puis la Tchécoslovaquie, puis l'Allemagne, puis la France, puis la zone occupée (ma grand-mère a été prise sur la ligne de démarcation et par le convoi n°35 de Pithiviers, est morte à Auschwitz ou avant...)... Mon grand-père, 5 ans plus tard, a essayé de récupérer, en vain, les affaires qu'ils avaient stockées chez un voisin-ami, il y a eu bagarre, plainte et procès, mon grand-père a payé une amende, bref... J'ai voulu faire une régression sur ces mémoires d'errance, et en fait, la séance m'a plutôt montré que c'était tout un système en général qu'il fallait que je lâche, dont il fallait que je me détache, le système mental egotique, pour me brancher sur quelque chose d'encore à peine à peine en gestation à l'intérieur de moi, comme une grosse graine en forme de foetus.
Ce matin, dans tout ce "vide" intérieur qui se propage, je demande aussi au tarot (et à vous, bien sûr, qui êtes toujours si présents pour nous éclairer) de simplement m'encourager, ou affiner, préciser les choses...
Merci par avance pour votre aide et votre accompagnement,
bien sincèrement,
Desriaux